
Nous recevons aujourd'hui Bárbara Munar, diététicienne spécialisée dans la santé hormonale et la ménopause.
À ses côtés, Carla Romagosa, nutritionniste spécialisée dans la santé féminine.

Tania Llasera
@taniallasera
Carla Romagosa
@carla_romagosa
Bárbara Munar
@hablandodenutricionTu connais ce moment où, tout à coup, tout change et où tu ne sais pas si ça vient de toi ou des hormones ?
Ne t'inquiète pas, tu n'es pas seule. La périménopause est cette période où notre corps commence à nous signaler que des changements s'annoncent… et l'un des sujets qui suscite le plus de doutes est l'alimentation.
Spoiler : tu n’as pas besoin de suivre un régime, et encore moins de te sentir coupable d’avoir mangé ce morceau de chocolat. On va parler de comment prendre vraiment soin de soi, sans mythes et sans culpabilité.
Pendant des années, on nous a répété que pour être en bonne santé, il fallait manger moins et compter les calories. C’est une erreur. En périménopause, ce dont ton corps a besoin, c’est d’élargir ta gamme d’aliments, pas de la restreindre.
Lorsque nous commençons à nous interdire des choses, nous ne faisons qu’accroître notre anxiété, notre faim et notre sentiment d’échec si nous « dérogeons au régime ». Manger de tout, de manière équilibrée et sans culpabilité, voilà la véritable clé.
Beaucoup de femmes ignorent qu’en périménopause, on perd de la masse musculaire. Or, ma chère, le muscle est l’organe qui consomme le plus d’énergie, même pendant le sommeil.
La solution ? Veiller à ce que chaque repas contienne des protéines de qualité :
Une astuce toute simple : mesure la quantité de protéines avec ta main. Oui, c'est aussi simple que ça.
« Pourquoi est-ce que je prends du poids rien qu’en regardant un croissant ? » En réalité, notre métabolisme ne change pas du jour au lendemain. Ce qui se passe, c’est qu’en perdant de la masse musculaire, nous dépensons moins d’énergie et cette énergie excédentaire s’accumule sous forme de graisse.
De plus, nos hormones de la faim et de la satiété se dérèglent, ce qui peut nous donner plus souvent envie de manger. C’est pourquoi il est si important d’être à l’écoute de son corps, de manger lentement et de bien mâcher. En effet, mâcher chaque bouchée entre 25 et 50 fois aide à réguler la sensation de satiété.
Les principes d’une alimentation saine pendant la périménopause n’ont rien de mystérieux :
Il n’y a pas d’aliments interdits, seulement de meilleurs choix en fonction de ce que vous ressentez après les avoir consommés.
Saviez-vous que 70 % de nos cellules immunitaires se trouvent dans l’intestin ? Si vous souffrez ces derniers temps de lourdeurs digestives, de ballonnements ou de gaz, il se peut que votre microbiote intestinal soit déséquilibré, ce qui est très fréquent à ce stade en raison des changements hormonaux.
Que pouvez-vous faire ?
Un microbiote sain contribue également à atténuer des symptômes tels que les bouffées de chaleur.
Voici quelques compléments recommandés pendant cette période (toujours sous la supervision de votre spécialiste) :
La périménopause n’est ni une punition ni le moment de « se mettre au régime ». C’est le moment d’écouter votre corps, de prendre soin de vous en vous aimant et de comprendre que votre alimentation peut être votre meilleure alliée à cette étape.
Car il ne s’agit pas de manger moins, mais de mieux manger et de manière plus consciente. Et oui, de vous autoriser à profiter de tout, même de ce dessert que vous aimez tant.